Chaque été, ce sont des centaines de milliers de salarié-es qui font tourner le tourisme, l’agriculture, la restauration, les campings, les festivals… Invisibles le reste de l’année, précaires toute leur vie, ils sont pourtant indispensables. Ce sont les travailleurs saisonniers.
On voudrait nous faire croire qu’ils n’ont « pas le temps » de se syndiquer, « pas besoin » de droits, que c’est juste « un job d’été ». Mais derrière ces petits boulots, il y a des étudiant-es qui galèrent, des retraité-es qui complètent leur pension, des jeunes sans avenir stable, des travailleurs déplacés et surexploités…
Contrats courts, heures non déclarées, logements insalubres, journées à rallonge sans repos, fiches de paie illisibles, accidents passés sous silence : la liste des abus est connue. Trop connue. Et pourtant, chaque été, elle se répète.
Face à cela, les saisonniers ont des revendications claires : un vrai contrat, un vrai salaire, un vrai repos, un vrai logement, et la reconnaissance de leur travail. Ce ne sont pas des « extras », ce sont des salarié-es à part entière. Ils doivent pouvoir se défendre, se syndiquer, et faire respecter leurs droits.
La CGT a un rôle essentiel à jouer : aller à leur rencontre, sur les lieux de travail, sur les lieux de vie. Installer des permanences, organiser des distributions, former les militant-es locaux… C’est un enjeu de justice sociale, mais aussi de solidarité : car précariser les un-es, c’est affaiblir toutes et tous.
Ne laissons pas l’été être une zone de non-droit. Cet été encore, les saisonniers ont des revendications. À nous de les porter avec eux !
Sabine Alexis
Secrétaire fédérale