Les actionnaires de Veolia sabrent le champagne, les salariés de Triade Gonesse, eux, préparent leur avenir dans l’angoisse. Voilà la réalité brutale derrière les beaux discours du groupe sur « l’économie circulaire » et la « transformation écologique ».
Le 6 mai dernier, Veolia annonçait des résultats financiers en hausse de 5,1 % pour le premier trimestre. Quelques jours plus tard, plus d’1,1 milliard d’euros étaient reversés aux actionnaires. Dans le même temps, la direction décidait de fermer le site Triade de Gonesse au motif qu’une perte de contrat pourrait coûter 6 millions d’euros au groupe…
Voilà la logique de Veolia : distribuer des milliards aux marchés financiers tout en supprimant 93 emplois stables en Seine-Saint-Denis. Pour les salariés, pas de dividendes, pas d’avenir garanti, juste une fermeture sèche et des reclassements au rabais.
Cette décision est d’autant plus scandaleuse que le site de Gonesse incarne précisément ce que Veolia prétend défendre : le recyclage, la valorisation des déchets, la limitation du gaspillage des ressources naturelles. Mais derrière la communication verte du groupe se cache une réalité beaucoup plus brutale : quand la rentabilité immédiate baisse, les travailleurs deviennent une variable d’ajustement.
La direction préfère abandonner l’activité, vendre le foncier et partir plutôt que de chercher de nouveaux marchés pour maintenir l’emploi. Cette stratégie est un choix politique et financier, pas une fatalité économique.
Que dire des perspectives pour les travailleurs, dont près de la moitié a plus de 50 ans ? Après huit années d’ancienneté en moyenne, Veolia les remercie avec des offres de reclassement éloignées, déconnectées de leurs métiers ou situées à plus d’une heure de route de Gonesse. Derrière les discours officiels, une réalité demeure : ce sont bien 93 emplois supprimés.
La CGT dénonce avec force cette logique financière destructrice. Les salariés ne sont pas des déchets que l’on jette lorsque les profits ralentissent !
Nous exigeons l’ouverture immédiate de véritables négociations pour le maintien de l’activité, de l’emploi et des garanties sociales à la hauteur des responsabilités de Veolia.
Quand une entreprise peut verser plus d’un milliard d’euros à ses actionnaires, elle a les moyens de préserver 93 emplois. Le reste n’est qu’une question de choix.
Montreuil, le 19 mai 2026
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