Depuis août 2023, les travailleuses et travailleurs sans papiers du secteur du déchet employées par la société sous-traitante NTI pour le compte des géants VEOLIA, SUEZ, PAPREC, ENGIE et URBASER, sont en lutte pour leur dignité.
Premiers acteurs de l’environnement, ils et elles exerçaient des missions essentielles à la collectivité – sans contrat, sans déclaration, sans protection, sans sécurité sociale, sans retraite. Le tout dans un climat de racket, chantage et harcèlement.
Face à cette exploitation organisée, 24 d’entre eux ont décidé de briser la loi du silence.
2 REVENDICATIONS SUR 3 OBTENUES : UNE PREMIERE VICTOIRE
Après une mobilisation exemplaire – un véritable combat de David contre Goliath – ils ont arraché des avancées majeures :
- Leur embauche en CDI, sans période d’essai, directement par les donneurs d’ordre ;
- L’obtention de leur titre de séjour.
Mais une revendication essentielle demeure : la reconnaissance des préjudices subis et leur réparation intégrale.
LIBERTE, EGALITE, … SAUF POUR LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS
Les procédures sont en cours devant le Conseil de prud’hommes de Paris.
- Pour 11 travailleurs, après plus de 7 heures d’audience, l’affaire a été renvoyée pour être rejugée devant un juge professionnel.
- Pour les 13 autres, une étape décisive se joue : une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) sera examinée le 21 mai 2026 à 13h.
En cause : une disposition du Code du travail qui limite l’indemnisation des travailleurs sans papiers lorsqu’ils sont également non déclarés.
Autrement dit : exploités et privés de droits, ils devraient en plus être moins indemnisés que les autres travailleurs.
Ce combat dépasse leur seule situation. Il pose une question fondamentale : sommes-nous tous égaux en droit ?
PROCHAINE AUDIENCE QPC : 21 mai 2026 à 13 heures au Conseil de Prud’hommes de Paris – 27 rue Louis Blanc- 75010 PARIS
La CGT ne lâchera rien.
Le 30 avril 2026
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