Pendant que certains ont profité de l’été pour expliquer qu’il fallait encore « patienter », les inégalités, elles, n’ont pris aucunes vacances. Les salaires restent sous pression, les conditions de travail continuent de se dégrader, les restructurations se poursuivent et les services publics demeurent la cible de ceux qui les considèrent comme un coût plutôt que comme un bien commun.
La rentrée sociale ne sera donc pas un rendez-vous inscrit au calendrier. Elle sera ce que nous déciderons d’en faire.
C’est pourquoi notre Assemblée générale fédérale du 2 septembre marquera le véritable coup d’envoi de cette nouvelle séquence. Elle devra être un moment de débats, de partage d’expériences, mais surtout de construction de l’action. Car rien ne remplace une organisation syndicale soudée, présente sur le terrain et capable de transformer les colères en revendications, puis les revendications en conquêtes.
Quelques jours plus tard, le 12 septembre, au Forum social de la Fête de l’Humanité, notre Fédération portera haut l’exigence d’un autre avenir pour les transports et les services publics, notamment à travers notre débat consacré à la renationalisation des autoroutes. Là encore, il s’agira de démontrer que des alternatives existent et qu’elles ne verront le jour que si le monde du travail les impose.
Cette rentrée ne s’observera pas, elle se construira dans chaque entreprise, dans chaque dépôt, dans chaque atelier, dans chaque service, faisons vivre la CGT, développons nos syndicats, gagnons de nouvelles adhésions et préparons ensemble les mobilisations de demain.
La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est encore de l’organiser !
Jacky Albrand
Secrétaire général




