Le prix du démantèlement

par | Août 12, 2026 | Editos

Lorsqu’un train est supprimé, qu’un bus ne passe plus ou qu’un service public ferme ses portes, les mêmes responsables s’interrogent gravement sur la perte de confiance des citoyens. Curieuse amnésie.

Depuis des années, on ferme des sites, on réduit les effectifs, on privatise les missions, on met les salariés en concurrence et l’on explique que le marché fera mieux, plus vite et moins cher. Puis vient le moment où plus rien ne fonctionne correctement et l’on découvre, presque étonné, qu’un service public ne se gère pas comme un fonds d’investissement.

Le problème n’est pas que les citoyens attendent trop, c’est qu’on leur promet toujours davantage avec toujours moins de moyens.

Un service public n’est pas une ligne comptable à optimiser, c’est un choix de société et ceux qui le démantèlent au nom de l’efficacité finissent toujours par présenter la facture… aux usagers comme aux salariés !

Sébastien Davy-Fabre
Secrétaire fédéral

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