L’intelligence artificielle est présentée comme la solution à tout. Demain, elle conduira, rédigera, décidera, planifiera et, à en croire certains, pensera même à notre place. Le progrès est formidable… surtout lorsqu’il sert à justifier les vieilles recettes.
Car derrière les discours futuristes se cache une réalité bien connue : moins d’emplois, plus de surveillance, davantage d’intensification du travail et toujours moins de pouvoir pour celles et ceux qui produisent les richesses.
La technologie n’est ni de droite ni de gauche, elle fait « simplement » ce que ceux qui la possèdent lui demandent de faire. Sans contrôle démocratique, sans partage des gains de productivité et sans nouveaux droits pour les salariés, l’intelligence artificielle ne sera qu’un outil supplémentaire pour accroître les profits.
Le progrès ne consiste pas à remplacer l’humain, il consiste à lui permettre de vivre et de travailler mieux, cela ne tient qu’à des choix politiques que nous devons imposer.
Sabine Alexis
Secrétaire fédérale




