Ah, l’été. Le soleil, la chaleur, les records battus… et les belles déclarations de nos dirigeants découvrant, chaque année avec une émotion intacte, qu’il fait chaud en juin… comme c’est étonnant.
Pourtant, cela fait des décennies que les scientifiques alertent. Des rapports par centaines, des études par milliers, des preuves par millions, mais visiblement, entre deux sommets sur le climat et trois discours sur la « transition écologique », personne n’a trouvé le temps d’anticiper qu’un livreur, un ripeur, un ouvrier, un conducteur de bus, etc… puisse souffrir sous 40 degrés. Quelle surprise !
Alors on improvise, on recommande de boire de l’eau, de fermer les volets, de ralentir… pendant que des millions de travailleurs, eux, continuent de bosser sur le bitume, dans les ateliers, dans les entrepôts ou derrière un volant transformé en plaque chauffante.
Parce qu’évidemment, la canicule n’arrête pas la production, les profits, eux, ne prennent pas de pause.
Et quand ça tourne mal ? Quand un salarié tombe, s’épuise ou pire ? On parlera de fatalité, de « conditions exceptionnelles ».
Exceptionnelles ? Non : Prévisibles, annoncées, documentées.
Le vrai scandale n’est pas la chaleur, c’est l’inaction organisée, c’est ce système incapable de protéger ceux qui font tout tenir debout.
Mais qu’on se rassure : ils vont sûrement lancer une mission d’information, en plein mois d’août, à l’ombre…
Sébastien Davy-Fabre
Secrétaire fédéral




