Réunis en Assemblée Générale, les syndicats de la Fédération nationale des syndicats de transports CGT ont débattu de la situation sociale et revendicative, de l’actualité des transports au niveau national et de ce que vivent concrètement les travailleurs dans les entreprises de nos différentes branches et secteurs d’activité.
De ces échanges ressort un constat sans appel : sans riposte sociale à la hauteur, les mauvais coups vont continuer !
Le patronat poursuit partout les mêmes objectifs : contenir les salaires, augmenter la productivité, réduire les effectifs et remettre en cause les garanties collectives. Ces politiques prennent des formes différentes selon les secteurs et les entreprises, mais elles produisent partout les mêmes conséquences pour les travailleurs : une dégradation des conditions de travail et le sentiment, de plus en plus insupportable, de travailler toujours davantage sans obtenir la reconnaissance qui nous est due.
Le patronat ne redistribuera pas spontanément les richesses produites par notre travail, il ne le fera que si nous sommes capables de construire un rapport de force suffisamment puissant pour l’y contraindre.
Cette nécessité est d’autant plus forte que, progressivement, l’élection présidentielle va occuper une place grandissante dans le débat public. Avec elle reviendront les mêmes tentatives pour détourner les colères vers l’immigration, la laïcité, la sécurité ou la délinquance, au risque de laisser toujours davantage de terrain à un RN décomplexé dont les idées irriguent désormais bien au-delà de l’extrême droite.
Pendant que certains chercheront à opposer les travailleurs entre eux, les véritables questions risquent une nouvelle fois de passer au second plan : pourquoi celles et ceux qui travaillent ont-ils toujours autant de difficultés à vivre dignement avec leur salaire ? Pourquoi les conditions de travail continuent-elles de se dégrader ?
Notre responsabilité syndicale est précisément de remettre ces questions au centre et de transformer les colères en revendications, les revendications en mobilisations et les mobilisations en victoires !
Cela commence dans nos entreprises. C’est là que nous pouvons convaincre de se syndiquer. C’est là aussi que se construisent nos résultats aux élections professionnelles.
Nous le savons, une élection ne se gagne pas pendant les quelques semaines qui précèdent le scrutin : elle se gagne tout au long de l’année, par une présence utile et constante auprès des collègues, par notre capacité à écouter leurs préoccupations, à défendre leurs droits et surtout à construire avec eux les revendications permettant d’améliorer concrètement leur quotidien.
C’est pourquoi, les syndicats réunis en Assemblée générale s’engagent à aller davantage encore au contact des travailleurs, à proposer l’adhésion à la CGT et à renforcer partout où cela est possible notre implantation et notre représentativité lors des élections professionnelles.
De nombreux conflits se développent dans nos entreprises, beaucoup restent invisibles médiatiquement parce qu’ils sont locaux, parce qu’ils concernent quelques dizaines ou quelques centaines de salariés, ou simplement parce que l’actualité nationale regarde ailleurs. Pourtant, ces luttes existent et surtout elles permettent régulièrement de gagner !
Mais les luttes qui existent aujourd’hui sont encore trop souvent isolées les unes des autres. Elles ne commencent pas au même moment, ne concernent pas les mêmes entreprises et ne portent pas exactement les mêmes revendications. Mais lorsqu’on regarde ce qui les provoque, deux revendications reviennent partout : les salaires et les conditions de travail. C’est donc autour de ces exigences que nous devons faire converger nos forces.
Nous n’acceptons plus d’être considérés comme indispensables lorsqu’il faut faire fonctionner le pays pendant une pandémie, une canicule, une crise ou un événement exceptionnel, puis comme une simple variable d’ajustement lorsqu’il s’agit de parler de nos rémunérations et de nos conditions de travail !
C’est pourquoi, les syndicats réunis en Assemblée Générale prennent l’engagement de travailler à une convergence des luttes dans l’ensemble de nos branches et secteurs d’activité.
Cette convergence se construira dans chaque entreprise, à partir des réalités vécues par les salariés. Notre objectif commun est de faire converger dans un même mouvement des luttes différentes qui trouvent leurs racines dans les mêmes injustices.
L’Assemblée générale appelle l’ensemble de nos syndicats à construire une grande semaine nationale d’actions, de mobilisations et de grèves du 16 au 20 novembre 2026 !
Il ne s’agit pas d’appeler mécaniquement à cinq jours consécutifs de grève mais de faire en sorte que, dans cette semaine, les luttes construites dans chaque entreprise et chaque secteur puissent se rejoindre et donner une dimension nationale à ce qui s’exprime aujourd’hui localement. La journée du 20 novembre en sera le point d’orgue !
Nos syndicats s’engagent à utiliser les deux mois qui viennent pour convaincre, syndiquer, construire les revendications et préparer avec les salariés les conditions de leur mobilisation.
La Fédération prendra toute sa place pour coordonner cette démarche, donner une visibilité nationale aux luttes et faire connaître les mobilisations et les victoires. Mais la réussite de novembre se jouera d’abord dans les entreprises, parce que personne ne construira le rapport de force à la place de nos syndicats et personne ne fera grève à la place des travailleurs !
DU 16 AU 20 NOVEMBRE 2026, FAISONS ENTENDRE LA FORCE DES TRAVAILLEURS DU TRANSPORT !
Montreuil, le 2 septembre 2026
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