Les manifestations et rassemblements du 1er mai prochain prennent, cette année, une dimension particulière. Le gouvernement a tenté un passage en force pour remettre en cause, ni plus ni moins, la portée revendicative et combative de cette journée historique, célébrée dans plus de 160 pays.
Le 1er mai n’est pas un simple jour férié. C’est la journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Celle des conquêtes sociales, des luttes collectives, des solidarités. Celle qui porte l’exigence d’une société plus juste et d’un monde de paix. En s’attaquant au 1er mai, le gouvernement ne s’en prend pas à une date dans le calendrier : il s’attaque à ce qu’elle représente pour des millions de salarié-e-s.
Cette offensive en dit long sur le mépris de classe d’un pouvoir au service zélé des intérêts patronaux et des grandes entreprises. Car personne n’est dupe : le débat n’a jamais été de savoir si les fleuristes doivent travailler ce jour-là. L’objectif est ailleurs. Il s’agit de tester, grandeur nature, la capacité du monde du travail à réagir face à une provocation historique.
La réponse doit être claire, massive et déterminée.
Partout en France, le 1er mai, personne ne doit manquer à l’appel. Manifestations, rassemblements, initiatives locales : chacune et chacun doit prendre sa place. Se retrouver, faire nombre, construire le rapport de force nécessaire dans nos entreprises et dans le pays.
Le 1er mai, c’est aussi cela : un moment de fraternité, de solidarité, de joie collective. Parce que oui, malgré tout, la lutte est belle !
Jacques Eliez – Secrétaire fédéral, membre de la direction confédérale



