Le 54e congrès de la CGT s’est achevé avec une conviction renforcée : le syndicalisme ne peut pas détourner le regard du monde tel qu’il est.
Dans un contexte où les tambours de guerre résonnent de plus en plus fort, nous devons redonner toute leur place aux questions internationales dans nos syndicats, nos entreprises.
Partout, les mêmes nous expliquent qu’il faut trouver des milliards pour les armes, mais jamais pour les salaires, les services publics ou la protection sociale.
Les marchands de canons accumulent les profits pendant que les peuples accumulent les morts. Car les guerres n’envoient jamais les actionnaires au front. Elles frappent les travailleurs, leurs familles, leurs enfants. Face aux « va-t-en guerre » et aux profiteurs de guerre, la CGT doit continuer de porter haut l’exigence de paix, de solidarité internationale et de fraternité entre les peuples.
A l’approche de l’été, certains partiront en vacances. Enfin, ceux qui le pourront car les congés payés, cette conquête historique du monde du travail, sont de plus en plus remis en cause. A quoi sert d’avoir des congés quand le portefeuille interdit de partir ?
Les prix flambent, les dividendes explosent… mais nos salaires stagnent. Voilà la véritable violence sociale ! C’est pourquoi la CGT appelle à développer partout les luttes sur les salaires.
A compter du 22 juin, il est proposé d’agir de manière convergente pour imposer une autre répartition des richesses. Les travailleurs produisent tout, ils doivent obtenir leur dû, la juste rémunération de leur travail, la juste répartition des richesses créées par leur travail !
La paix, les congés payés, les salaires : rien n’est donné, rien n’est garanti, tout a été conquis ! et comme tout conquis, ils peuvent être perdus si nous cessons de lutter !
Jacques Eliez
Secrétaire fédéral




