Le dialogue social a décidément beaucoup évolué. Autrefois, il consistait à discuter avant de décider. Aujourd’hui, il consiste à annoncer une décision, puis à organiser une réunion pour expliquer qu’elle était inévitable.
Les documents arrivent la veille, les réponses sont préparées d’avance et les propositions des représentants des salariés finissent dans le meilleur des cas dans un compte rendu, dans le pire directement à la corbeille.
Le plus remarquable reste le communiqué final : « Des échanges riches et constructifs se sont tenus » … traduction : personne n’a changé d’avis, mais le café était chaud.
Le dialogue social n’est pas une formalité administrative destinée à sécuriser une décision déjà prise, il est censé permettre aux travailleurs d’influer sur leur avenir. Lorsqu’il devient une simple opération de communication, il ne reste plus qu’une chose à négocier : le rapport de force, car sans rapport de force rien ne nous sera donné !
Christophe Mercier
Secrétaire fédéral




